Parfois, un geste anodin peut s’éveiller être au coeur d’une douleur endormie.
Ce soir, j’ai réveillé les fantômes d’une plaie à vif qui était enfouie derrière mes occupations et mon nouvel environnement.
Je me suis rendue sur les lieux que l’on avait partagé , ainsi que trouvé tout ces petits mots et papiers de toi collectionnés tel un trésor.
Une fois l’ appartement endormi, j’ai eu la curiosité malsaine de revisionner ces photos et d’ouvrir de nouveau ce qui semblait être éteins. Recherchant à tâtons le souvenir d’un amour perdu , j’ai fini par réussir à déclenché ce que je ne souhaitais pas; le manque indescriptible de ta présence, et me prendre un retournement de passé dans la gueule plus violent qu’une claque que pourrait donner un parent quand on a atteint un âge où ce geste, en dehors de sa violence physique, engendre les petites failles d’humiliation encore “faiblement” connues lors de l’enfance.
Tout ces souvenirs s’enchainent. Les lieux; ton odeur; la cuisine dans laquelle tu m’as confectionné des petits plats; la musique qu’on écoutait; les dialogues décousus; les sourires en coins; tes yeux malicieux; nos discussions ; toi dans ta tenue du réveillon prête à aller célébrer la nouvelle année à mes côtés , puis te lança le plus naturellement et spontanément possible cette simple phrase paradoxalement si difficile à dire “tu es belle”..
Si j’avais su que c’était un de ces derniers moments où je te verrais, je crois que je t’aurais gardé dans les bras plus longtemps et t’aurais dit combien je t’aimais..Juste assez de temps pour ne pas ressentir cette frustration d’acte manqué qui me hante, et qui se rallume parfois, à cause d’une pensée, d’un lieu, ou d’un simple repas.
“How could you be so heartless”.
